Art
dessin / drawings
30 autoportraits de bobig (d’après photo)
Pour les journées portes ouvertes du 14e arrondissement de Paris, les 20 et 21 mai 2006, j’ai décidé de proposer quelques œuvres de bobig (voir l’article précédent pour des détails sur bobig).
Il m’a paru intéressant de réaliser des autoportraits : puisqu’il s’agit d’œuvres de bobig, des autoportraits le représentent forcément. Et puisque je ne suis pas bobig (ce que certains ont du mal à croire ou comprendre, de façon assez amusante), ces autoportraits devaient être fatalement réalisés d’après photo. bobig a été assez aimable pour me fournir une photo qui m’a servi de modèle.
De même, j’ai décidé d’en faire une série limitée et numérotée (30 autoportraits), un truc comme un autre pour émoustiller la fibre de collectionneur impitoyable qui se niche au plus profond de chacun d’entre nous, ou presque, et ainsi donner une valeur artificielle —comme toute valeur, j’en ai peur— à des œuvres gratuites et aban(données).
J’ai également préparé une affichette, proposant aux visiteurs de choisir un des cartons disponibles, et expliquant que ces œuvres étaient bien gratuites.
Mais cette aventure a plutôt confirmé mes précédentes expériences d’œuvres bobiguiennes™ : globalement, le public a du mal avec l’art gratuit. Je vois des visiteurs qui lisent la présentation avec une attention plus ou moins grande, puis qui s’en détournent sans témoigner davantage d’intérêt (et ceci même si par ailleurs ils semblaient apprécier les toiles exposées dans l’atelier).
Pendant ces deux jours, je n’ai réalisé que 7 des 30 autoportraits possibles (les numéros 3, 16, 19, 30, 7, 11 et 1, par ordre chronologique).
Depuis, j’ai réalisé 3 autres dessins (les numéros 2, 9 et 6, toujours par ordre chronologique). J’ai repris l’opération pour les portes ouvertes 2007 où 4 nouveaux dessins (5, 17, 10, 4, toujours par ordre chronologique) ont trouvé preneur. En 2008, je n’ai donné qu’un dessin, le 13, et j’ai depuis laissé tomber les ateliers portes ouvertes.
Il reste donc 15 cartons disponibles : 8, 12, 14, 15, 18, 20 à 29.
Il s’agit toujours d’œuvres de bobig, quoique potentielles. Si un visiteur de ce site est tenté par l’expérience, qu’il m’envoie son numéro préféré ainsi que son adresse dans la vraie vie, et je lui enverrai un autoportrait de bobig (d’après photo).
Il faut ajouter, et c’est bien visible sur les dessins déjà réalisés, que je suis un dessinateur exécrable, voire pire, et qu’on ne peut guère s’attendre à une quelconque prouesse académique de ma part. Je me dédouane en pensant que l’intérêt de l’ensemble n’est pas là.
Une dernière chose intéressante à noter : si j’avais décidé de laisser le choix du numéro aux « clients », je pensais au moins conserver celui de la technique.
J’avais tort : certains ont eu des exigences bien particulières, comme « au vin rouge et au pinceau » (#30), « les yeux fermés » (#1), ou « le plus moche possible » (#2). Bon sang !
For the Open Doors Days of the 14e arrondissement of Paris, on the 20 & 21 may 06, I decided to create some drawings of bobig (see the previous article for details about bobig).
It seemed quite interesting to draw some self-portraits : since they are bobig’s work, a self-portrait should obviously be a portrait of him. And since I am not bobig (despite what some seem to believe, in a rather funny twist of fate), those self-portraits need to be done from a photograph. bobig was kind enough to send me a photograph of himself for this experiment.
I also decided to only do a limited number of those drawings, a trick to potentially titillate the fundamental collector’s core of almost everyone, and thus to give a somewhat artificial value to works of art that are free.
I prepared a small flyer (PDF, 32Kb), to invite visitors to select one of the pre-numbered sheets, explaining that those works were completely free of charge.
This adventure rather confirmed my previous experiments with bobigistic works™ : on the whole, people have difficulties with the free art notion. I see some visitors who read the presentation more or less carefully, then turn away from it without any more hints of interest (and this even though they might have shown some interest for the paintings exhibited).
During these 2 days, I have only drawn 7 of the 30 possible self-portraits (chronologically, #3, #16, #19, #30, #7, #11 and #1.)
Since then, I have been asked for 3 other drawings (#2, #9 #6, still chronologically).
20 more sheets are still available : 4, 5, 8, 10, 12 to 15, 17, 18, 20 to 29.
They are still bobig’s workss, however potential. If you want one, you should mail me the number you want along with your real-life address, and i will send you a self-portrait of bobig (from a photograph.)
This is obvious from the drawings I have made so far, but it needs to be said : I’m quite an abominable drawer, maybe even worse than that, and one cannot expect anything even remotely academic from me. However, my excuse is that the interest of this experiment lies elsewhere.
One last interesting note : even though I had planned to leave the choice of the numbers to my "clients", I believed I would be left to decide what technique I would use.
I was wrong : some have had specific requests such as "with red wine and a paintbrush" (#30), "with your eyes closed" (#1), or "as ugly as possible" (#2 —that one was easy ;-). I say goddamn !















